| L'association > Editorial |
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| L'APV réunit 250 membres adhérents journalistes, chroniqueurs et écrivains du Vin et des Spiritueux, ainsi que 110 membres associés, attachés de presse et chargés de relations publiques. |
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| " Prendre conscience du rôle de l'APV " |
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Défendre le vin et ceux qui informent
par Michel Bettane |
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Dans l’annuaire de l’APV 2006, le président Barthélèmy, à qui j’ai l’honneur de succéder, écrivait dans son éditorial : « le monde des journalistes spécialisés dans le vin est devenu essentiellement un monde de pigistes ». Avec la précarité et les angoisses journalières qui vont avec. Personne ne peut s’en réjouir, à commencer par les directeurs de journaux, souvent contraints par la diminution de leur lectorat de limiter les frais de fonctionnement et de rédaction. Les producteurs de vin constatent parallèlement que les espaces de communication sur leurs produits, même les espaces « impurs » qui ne doivent leur existence qu’en fonction des annonces publicitaires, diminuent d’une année sur l’autre. Le vin qu’on croyait si bien médiatisé (trop pour certains) l’est en fait de moins en moins, victime de la diabolisation de tous les produits alcoolisés par des lobbies puissants, rendus audacieux par les non dits ou les mal dits de la tristement célèbre loi Evin. Ce n’est donc pas le moment ni de se croiser les bras, ni de poser la plume. Une association comme la nôtre se doit plus que jamais d’être ambitieuse et efficace dans le métier d’informer que nous exerçons et du produit sur lequel nous informons.
Mais, dans ce monde en fermentation qu’est le monde du vin, où chacun a ses idées et sa façon de traiter le produit,que ce soit en amont ou en aval de son expression dans le verre, restons modestes. Car la tendance serait plutôt de faire croire au grand public qu’on pourrait bien se passer de spécialistes, sinon de références à caractère commercial, pour parler du vin, sous ses multiples aspects, de façon franche et naturelle. Autrement dit, que la presse du vin, sous forme de magazines spécialisés ou d’articles réguliers dans de grands médias, ne serait que superfétatoire. Heureusement que, parallèlement, le développement des clubs de vin, qui ne s’adressent plus seulement à des initiés mais à des amateurs amoureux de bons produits et désireux d’en apprendre toujours un peu plus pour mieux les apprécier, donnent tort à ces empêcheurs d’informer en rond.
A l’APV nous considérons qu’à ce sujet, la France et tous les consommateurs qui s’y réfèrent pour exercer leur goût et faire leur choix, mérite mieux que le dédain ou la négligence. Dans cet esprit nous envisageons de créer un lieu où la défense et l’illustration du vin seraient à l’honneur. C’est là un domaine où l’APV, en symbiose avec d’autres associations de professionnels qui se consacrent à la mise en valeur du vin, peut jouer un rôle et donner du sens à un produit qui est aussi facteur de civilisation. Plaisent aux pouvoirs publics de nous entendre et surtout au monde du vin de comprendre que c’est en communicant en toute intelligence qu’on peut parvenir à une meilleure approche et image du vin, dans ce pays qui se dit encore en être l’exemple.
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